Revue de presse

Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /2008 14:35
Par Laure Bretton Reuters - Samedi 20 septembre, 19h20

PARIS (Reuters) - Au nom d'un collectif et "fière de porter les valeurs de la gauche", Martine Aubry s'est officiellement lancée dans la bataille du congrès du Parti socialiste sans aller jusqu'à déclarer officiellement sa candidature à la succession de François Hollande.

Pour tenter de former une nouvelle majorité au sein du PS, la maire de Lille prend la tête d'un mouvement rassemblant des anciens partisans de Dominique Strauss-Kahn et des proches de Laurent Fabius et d'Arnaud Montebourg.

Mais "tous ceux qui portent les valeurs de la gauche et qui ne veulent pas les mettre au placard, tous ceux-là sont les bienvenus", a-t-elle déclaré à l'issue d'une réunion de deux heures à La Bellevilloise. C'est dans cette salle de spectacle parisienne prisée par la gauche, de Jean Jaurès à François Mitterrand, que Ségolène Royal avait annoncé en mai qu'elle briguait la tête du PS.

L'appel de Martine Aubry s'adresse en priorité à Pierre Moscovici, candidat au poste de premier secrétaire depuis un an, isolé sur la scène interne depuis que la quasi-totalité du courant strauss-kahnien s'est rangé derrière elle.

Elle a assuré que le député du Doubs avait "une place centrale" à jouer dans la motion, le programme électoral interne, qu'elle défendra lors du congrès de Reims, en novembre.

"Il nous reste quelques jours" pour opérer un rapprochement, a expliqué l'ex-ministre "symbole" des années Jospin et des 35 heures.

Les courants internes doivent soumettre leurs motions lors d'un conseil national mardi soir à Paris. Six textes sont annoncés, dont celui de Martine Aubry.

Plusieurs rassemblements se sont opérés cette semaine : autour de Ségolène Royal d'une part, de Bertrand Delanoë et de François Hollande d'autre part, et sur l'aile gauche du parti. Le petit courant Utopia et le "pôle écologique" ont également annoncé leur intention de présenter un texte.

"TRAIT D'UNION"

Martine Aubry a confirmé devant la presse qu'elle serait la "première signataire" de cette motion au nom d'un "collectif" - un mot qu'elle a répété des dizaines de fois tout comme "valeurs" et "espérance".

Formellement, cela ne signifie pas qu'elle brigue le poste de premier secrétaire, que François Hollande abandonne après onze années à la tête du PS. "Je prendrai toutes mes responsabilités mais nous n'en sommes pas là (...) Si nous sommes en capacité, nous déciderons tous ensemble", a-t-elle déclaré.

Dans son discours, elle a fustigé le "marché sans règles" et Nicolas Sarkozy qui continue à appliquer les recettes libérales "archaïques". Au niveau interne, elle a prôné un PS "qui se serre les coudes".

"Nous sommes d'abord des socialistes fiers de nos valeurs pour changer la France et changer le monde", a-t-elle insisté.

"Malgré mes 58 ans, je reste avec une volonté chevillée au corps de porter les valeurs socialistes", a conclu celle qui ambitionne de retrouver une "gauche joyeuse".

Laurent Fabius n'avait pas fait le déplacement mais plusieurs de ses proches étaient dans la salle de même que Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de Dominique Strauss-Kahn.

Un rassemblement d'anciens "ennemis", ont plaisanté plusieurs participants, en allusion aux déchirements internes sur la Constitution européenne qui avaient failli faire imploser le PS en 2005.

"Je n'ai jamais pensé que certains camarades étaient anti-européens", a souligné Martine Aubry déclenchant les applaudissements de la salle. "Une Europe qui protège, je ne connais pas un seul socialiste qui ne partage pas cela."

"Vous vous demandez: 'Qu'est-ce qu'un type comme moi fait avec les Fabiusiens?'", a lancé Jean-Paul Huchon, proche de "DSK", déclenchant l'hilarité dans la salle. "J'ai des brevets, des garanties: je les ai combattus toute ma vie! (Mais) ce sont des gens aussi exigeants que moi sur les valeurs européennes", a poursuivi le président du conseil régional d'Ile-de-France.

"La nouveauté de notre rassemblement c'est de nous retrouver et que Martine Aubry nous serve de trait d'union."

Edité par Henri-Pierre André

Par Changer le Monde - Publié dans : Revue de presse
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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /2008 14:37
STRASBOURG (AFP) — La maire PS de Lille Martine Aubry, en visite mardi à Strasbourg, a martelé sa volonté d'”être candidate au travail collectif pour redonner l'espérance aux Français”, se dit “très sereine”, et évite soigneusement de se déclarer au poste de Premier secrétaire.

A six jours du dépôt des “motions” pour le Congrès du PS de novembre à Reims et de l'officialisation des alliances, l'ancienne ministre a répété: “Je suis candidate à ce travail collectif pour faire naître un nouveau modèle de société”, parce qu'”on est au bout d'un système”.

Il ne s'agit pas de “mettre en avant des visages, des mises en scène”, a dit celle qui se dit “très sereine” et n'a “jamais rêvé” d'être Premier secrétaire. “Ou ça marche et je serai dans le collectif, et j'ai envie d'y être, ou ça marche pas et j'y serai plus. Point barre”, confie-t-elle.

L'ancienne ministre ne veut “plus entendre” cette apostrophe de la comédienne Josyane Balasko: “Ils sont où les socialistes?”.

Pour cela, elle décline ses idées-force devant la presse, les militants: défense des services publics, accès au droit, à l'école, à l'emploi.

Evoquant gravement la “crise sociale”, “d'un système libéral”, elle exhorte: “Travaillons collectivement”. Laissons “nos oripeaux d'anciens ceux ci, ceux là… Essayons de laisser nos querelles pour savoir ce qui nous rapproche aujourd'hui”.

Selon la presse, elle réunirait ses partisans samedi.

Sur son rapprochement avec Laurent Fabius pour le Congrès, un journaliste l'interpelle: “Comment la fille de Jacques Delors peut-elle faire alliance avec Fabius qui n'a pas respecté la décision majoritaire au PS pour le Traité constitutionnel européen?”

Mme Aubry répond qu'elle mène “depuis des mois” un “travail” “d'abord avec les amis de Dominique Strauss-Kahn”, qu'elle a d'ailleurs eu récemment au téléphone.

“Croyez bien qu'avant de travailler, j'ai eu cette discussion avec eux”, affirme celle qui se dit “plus qu'européenne”. Elle juge “inacceptable” cette transgression de M. Fabius, mais c'est un “problème interne à notre parti”. Pour elle, “Laurent Fabius a toujours été européen, il pensait que l'Europe n'était pas assez européenne”.

Aussitôt, elle accuse: “Quand le parti retravaillera correctement”, qu'on ne prendra pas des décisions “au dernier moment”, qu'on aura un “vrai débat”, “nous ne devrions pas arriver à cette cacophonie tous les jours où chacun se lève en disant +qu'est-ce que je vais bien pouvoir dire aux Français pour leur plaire?+”. Allusion à Ségolène Royal?

Mme Aubry ironise plus directement sur la présidente de Poitou-Charentes qui souhaite mettre au “Frigidaire” sa candidature à la succession de François Hollande. “A un moment où il faut donner la chaleur à notre peuple et aux militants, je ne suis pas sûre que le Frigidaire soit la meilleure solution”, lance-t-elle. Auparavant, elle avait affirmé s'etre “jurée” que “jamais plus” elle ne soutiendrait “quelqu'un avant de savoir ce qu'on va faire ensemble”.

Sur les déclarations de Mme Royal ne faisant plus de sa candidature un “préalable”, Mme Aubry lâche: “On ne comprend plus rien ou on le comprend trop bien”. Sous entendu, pour elle, Mme Royal ne renonce à rien.

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /2008 14:38
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