Changer à gauche pour changer le
monde
Blog FFE de la motion D (Aubry, Cambadélis, Fabius, Lebranchu, Montebourg,
...)
Les enjeux du congrès de Reims sont extrêmement importants car il se tient dans une situation exceptionnelle, marquée par une quadruple crise :
§ économique et financière, conjoncturelle en partie, mais révélatrice de bouleversements très profonds dans le mode de production, avec l’éclatement du monde salarié, les rapports entre les personnes, la mondialisation et ses répercussions sur les marges de manœuvre de l’Etat, la perte de confiance – justifiée – dans l’Europe, l’essoufflement du modèle social-démocrate ;
§ politique, avec un renouveau idéologique de la droite libérale et la montée des populismes avec comme toujours remise en cause du rôle des partis et désaffection à l’égard de leur fonctionnement dépassé ;
§ énergétique et écologique, à l’heure des pénuries de matières premières et des bouleversements climatiques ;
§ pour le PS, immobilisme et divisions, à cause de l’absence de travail collectif, du manque d’autorité et du refus de toute audace.
Faisons de ces crises le point de départ d’une remise en cause de notre modèle de développement, et travaillons à imaginer du nouveau.
Le congrès doit être à la hauteur de ces enjeux et montrer de façon éclatante qu’il existe une alternative : il doit offrir une nouvelle perspective pour la France, un autre avenir.
Dans ce contexte, la motion « changer à gauche pour changer la France » propose une démarche assez différente des autres, à partir de ces constats : on ne répondra pas aux enjeux du 21ème siècle en restant prisonniers des clivages du 20ème ; on ne gagnera pas sans une reconquête face au libéralisme ; on ne rénovera pas notre parti en gardant les mêmes équipes et les mêmes méthodes.
C’est la motion du changement :
Nos propositions expriment notre détermination à mettre en œuvre des changements en profondeur :
§ un socialisme de la redistribution des richesses, mais aussi, en amont, de la production ;
§ un socialisme qui prenne en comptes les changements environnementaux et le développement durable ;
§ un modèle politique basé sur la responsabilité et la solidarité ;
§ une Europe réinventée et réorientée, volontariste et solidaire.
Nous convaincrons mieux de cette volonté de changement en en donnant l’exemple par notre fonctionnement : des équipes renouvelées, un comportement collectif partant sur de nouvelles bases, intégrant alors une nécessaire discipline, afin que le message du congrès soit clairement : « ce n’est plus comme avant ! ».
Du changement à gauche :
La motion D est résolument à gauche, ce qui signifie :
§ la question sociale est centrale, elle est au cœur de notre projet ;
§ l’échec du libéralisme ne nous surprend pas, il rend plus évident l’urgence de redonner toute leur puissance à l’Etat, aux services publics, aux territoires, à l’intérêt général ;
§ les valeurs historiques du socialisme ne sont pas dépassées, elles sont au contraire plus que jamais d’actualité : l’égalité, la solidarité, l’émancipation, la justice sociale, la laïcité ;
§ notre objectif est bien d’avoir un PS à gauche, et non au centre fût-il de gauche, et non de bricoler un énième parti anticapitaliste ou une aile gauche du PS.
La motion D porte sincèrement le rassemblement, puisqu’elle est elle-même issue d’un rassemblement, qui s’est peu à peu construit entre des sensibilités différentes – ce qui est bien différent des ralliements des nuits de congrès.
Nous sommes en effet convaincus que le PS n’avancera qu’uni et que la persistance des clivages du passé est un boulet.
Elle seule a osé et réussi le rassemblement sur des points communs entre des partisans du oui et du non au référendum sur le traité constitutionnel européen, entre ceux qui viennent de la première et de la deuxième gauche.
Le Parti, la FFE
Nous voulons enfin un parti qui travaille sur le fond, qui débatte et tranche les principales questions de société.
Il nous faut également retrouver les règles de respect de la démocratie interne.
Pour la FFE, un nouveau projet devra être élaboré couvrant l’avenir de l’enseignement, l’action consulaire, la sécurité et la transformation de l’AFE. Nos adhérents isolés devront être mieux associés à la vie fédérale.
Les élections législatives de 2012 devront être préparées largement à l’avance.
Autour de Martine Aubry !
Un des principaux enjeux de notre congrès sera le choix du nouveau Premier Secrétaire. Pour nous, Martine Aubry a la stature et la capacité de rassembler les socialistes à Reims et de mettre le PS au travail avec les autres forces de gauche, de façon à gagner.
Face à la droite elle sera pour la gauche un leader fort et crédible.
Ses convictions de gauche sont inébranlables.
Elle a une haute conception de la politique, loin du spectacle et de l’obsession de son image.
Son action dans le gouvernement Jospin a abouti à de nouvelles conquêtes sociales : réduction du temps de travail, emplois jeunes, CMU.
Comme son engagement local à Lille l’a montré, son énergie va de pair avec son attachement au travail collectif et à la pratique de la démocratie au quotidien.
Elle a enfin l’autorité nécessaire.
Pour toutes ces raisons, nous appelons à choisir la motion D pour redonner du souffle à notre parti et de l’espoir à la France, pour « changer à gauche pour changer la France »
Richard Yung et François Besançon
Mandataires de la motion D
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« Martine Aubry incarne la capacité à proposer un projet de gauche, à travailler avec les différentes sensibilités socialistes qui la soutiennent, étant en même temps une personnalité de premier plan sur la scène nationale et respectée bien au-delà du PS. »
Catherine Dib, secrétaire de la section de Bruxelles
« Nous voulons travailler ensemble, et que ce congrès ait de la tenue, que les Français entendent des propositions, comprennent notre souci du débat politique et nous rejoignent ensuite. Ce que nous voulons, c’est que chaque militant soit fier d’appartenir à un grand parti démocratique qui sait confronter ses divergences pour enrichir sa vision du monde. Ce que nous voulons, comme des milliers de militants de toute la gauche, c’est gagner en 2012 ! »
Marylise Lebranchu, députée du Finistère, ancienne ministre ; Didier Migaud, député de l’Isère, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale
« Privilégier l’action collective me paraît essentiel aujourd’hui pour que le parti socialiste puisse se reconstruire et être en mesure de reconquérir la place qui lui revient. J’ai trouvé dans la contribution de Martine Aubry le désir d’agir dans ce sens et la confirmation de cette volonté dans la motion D »
Claudine Lepage, sénatrice des Français établis hors de France
« Le discours de Martine Aubry me prouve qu’il y a encore quelques socialistes au Parti qui portent l’Espoir d’une société plus fraternelle, plus équitable où chacun peut s’émanciper et le porter au plus haut de lui-même, où l’école donne réellement sa chance à chacun, où chacun peut prétendre à l’égal accès aux droits. »
Olivier Smadja, secrétaire de la section Yitzhak Rabin (Israël)