Mercredi 15 octobre 2008
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Ainsi, l'histoire semble connaitre une brûtale accélération...
Les évènements économiques que nous vivons depuis plusieurs semaines constituent une étape de l'histoire de notre pays, de notre continent, de notre planète...Et le hasard aura voulu que les
socialistes engagent leur congrès dans un contexte qui dépasse les femmes et les hommes engagés en politique.
La crise que nous connaissons est une crise systémique, même si beaucoup hésitent à employer ce terme. Sa précédente immédiate est celle de 1929, il y a à peine 80 ans...mais une éternité au regard
de l'évolution historique que nous avons connue depuis. Car, en fait, l'enjeu setrouve là. Ce type de crise a des effets à court et moyen terme. Et toutes la difficulté politique consiste à en
saisir les opportunités, les possibilités qu'elle offre. En un mot, faire preuve d'immagination et envisager l'avenir. Quel est celui que nous voulons? Que voulons nous faire?
Une mise en perspective est nécessaire pour aboutir à un raisonnement qui se tienne. Cette crise économique et financière qui ébranle le monde doit être comprise dans une perspective plus longue.
C'est à dire que d'autres évènements doivent être évoqués et mis en rapport. Ensemble, ils forment un corps, une structure d'où il émane un sens.
Le premier est celui du débat sur la constitution européenne que nous avons vécu en 2004-2005. Tant sur le plan interne au PS que sur le plan externe, il fut une secousse. Le rejet, par les
électeurs de France, alors que le parti l'avait approuvé a exprimé un décallage, une incompréhension, un malaise... Les expressions ont été nombreuses et déstabilisatrice pour notre parti et le
pays pour tenter d'expliquer et de comprendre ce qui se passait. Il est inutile d'y revenir car beaucoup a été écrit.
Le deuxième évènement est celui des émeutes urbaines de novembre 2005, une autre période de congrès pour le PS... Surprenante, inattendue, elles nous ont tous interpellé dans leur spontanéité et
leur étendue sur tout le territoire national. Il a été souligné avec raison l'absence de structure politique chez celles et ceux qui se révoltaient. C'est ce qui fait que ces émeutes ont cessé
aussi spontanément qu'elles avaient éclaté. Mais elles traduisaient misère et désespoir social.
Enfin, il y a la crise actuelle. Elle atteint ceux qui commandent l'économie en mettant à mal leur cohésion et leur cohérence. Mais ce désordre au sommet se répercutera aux niveaux inférieurs. Et
c'est le peuple, les citoyens qui paieront le prix fort. Et pour le coup, c'est à un dérapage politique incontrolé, susceptible de renverser tout ce en quoi l'on croit que l'on risque
d'assister. C'est ce qui s'est passé dans les années 1930...
C'est la raison pour laquelle la motion D constitue la proposition politique la mieux à même de répondre aux défis du moment. Son contenu correspond à ce qui est urgent pour le présent et
nécessaire pour notre avenir. Il associe des personnalités différentes mais complémentaires. Dans le passé, elles ont conduites des analyses différentes. Mais leur démarche est celle de la
projection vers l'avenir. C'est pour cela qu'elles ont décidé de travailler ensemble. Enfin, s'y trouve intégrée une génération montante de cadres et dirigeants.
La motion D refuse également la démarche qui consiste à s'autoflageller. Que n'a t'on entendu sur le parti qui n'aurait pas travaillé, qui n'aurait rien fait... Celles et ceux qui ont été aux
responsabilités dans le parti, du militant en section au Premier Secrétaire National, en passant par les secrétaires de section, les Fédéraux, les élus...ont fait, en leur âme et conscience,
ce qu'ils jugeaient bon et nécessaire. ce n'est donc pas d'un procès dont nous avons besoin. Et un congrès ne sert pas à se frapper la poitrine pour reconnaitre des torts, comme si une
absolution était nécessaire.
Enfin, la motion D s'inscrit dans une démarche résolument volontariste qui dépasse le simple cadre national. C'est ce qu'elle explique par la volonté que les socialistes soient "les
architectes d'une société de solidarité, de responsabilités et de libertés".
Augustin BALLOT
Section de Casablanca
Par Changer le Monde
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Publié dans : Actualité
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