La motion

Lundi 13 octobre 2008 1 13 10 2008 10:00

Les enjeux du congrès de Reims sont extrêmement importants car il se tient dans une situation exceptionnelle, marquée par une quadruple crise :

§      économique et financière, conjoncturelle en partie, mais révélatrice de bouleversements très profonds dans le mode de production, avec l’éclatement du monde salarié, les rapports entre les personnes, la mondialisation et ses répercussions sur les marges de manœuvre de l’Etat, la perte de confiance – justifiée – dans l’Europe, l’essoufflement du modèle social-démocrate ;

§      politique, avec un renouveau idéologique de la droite libérale et la montée des populismes avec comme toujours remise en cause du rôle des partis et désaffection à l’égard de leur fonctionnement dépassé ;

§      énergétique et écologique, à l’heure des pénuries de matières premières et des bouleversements climatiques ;

§      pour le PS, immobilisme et divisions, à cause de l’absence de travail collectif, du manque d’autorité et du refus de toute audace.

 

Faisons de ces crises le point de départ d’une remise en cause de notre modèle de développement, et travaillons à imaginer du nouveau.

 

Le congrès doit être à la hauteur de ces enjeux et montrer de façon éclatante qu’il existe une alternative : il doit offrir une nouvelle perspective pour la France, un autre avenir.

 

Dans ce contexte, la motion « changer à gauche pour changer la France » propose une démarche assez différente des autres, à partir de ces constats : on ne répondra pas aux enjeux du 21ème siècle en restant prisonniers des clivages du 20ème ; on ne gagnera pas sans une reconquête face au libéralisme ; on ne rénovera pas notre parti en gardant les mêmes équipes et les mêmes méthodes.


C’est la motion du changement :

 

Nos propositions expriment notre détermination à mettre en œuvre des changements en profondeur :

§      un socialisme de la redistribution des richesses, mais aussi, en amont, de la production ;

§      un socialisme qui prenne en comptes les changements environnementaux et le développement durable ;

§      un modèle politique basé sur la responsabilité et la solidarité ;

§      une Europe réinventée et réorientée, volontariste et solidaire.

 

Nous convaincrons mieux de cette volonté de changement en en donnant l’exemple par notre fonctionnement : des équipes renouvelées, un comportement collectif partant sur de nouvelles bases, intégrant alors une nécessaire discipline, afin que le message du congrès soit clairement : « ce n’est plus comme avant ! ».

 

Du changement à gauche :  


La motion D est résolument à gauche, ce qui signifie :

§      la question sociale est centrale, elle est au cœur de notre projet ;

§      l’échec du libéralisme ne nous surprend pas, il rend plus évident l’urgence de redonner toute leur puissance à l’Etat, aux services publics, aux territoires, à l’intérêt général ;

§      les valeurs historiques du socialisme ne sont pas dépassées, elles sont au contraire plus que jamais d’actualité : l’égalité, la solidarité, l’émancipation, la justice sociale, la laïcité ;

§      notre objectif est bien d’avoir un PS à gauche, et non au centre fût-il de gauche, et non de bricoler un énième parti anticapitaliste ou une aile gauche du PS.


Et du rassemblement :

 

La motion D porte sincèrement le rassemblement, puisqu’elle est elle-même issue d’un rassemblement, qui s’est peu à peu construit entre des sensibilités différentes – ce qui est bien différent des ralliements des nuits de congrès.

Nous sommes en effet convaincus que le PS n’avancera qu’uni et que la persistance des clivages du passé est un boulet.

Elle seule a osé et réussi le rassemblement sur des points communs entre des partisans du oui et du non au référendum sur le traité constitutionnel européen, entre ceux qui viennent de la première et de la deuxième gauche. 

Le Parti, la FFE

 

Nous voulons enfin un parti qui travaille sur le fond, qui débatte et tranche les principales questions de société.

Il nous faut également retrouver les règles de respect de la démocratie interne.

Pour la FFE, un nouveau projet devra être élaboré couvrant l’avenir de l’enseignement, l’action consulaire, la sécurité et la transformation de l’AFE. Nos adhérents isolés devront être mieux associés à la vie fédérale.

Les élections législatives de 2012 devront être préparées largement à l’avance. 

Autour de Martine Aubry !

 

Un des principaux enjeux de notre congrès sera le choix du nouveau Premier Secrétaire. Pour nous, Martine Aubry a la stature et la capacité de rassembler les socialistes à Reims et de mettre le PS au travail avec les autres forces de gauche, de façon à gagner.

Face à la droite elle sera pour la gauche un leader fort et crédible.

Ses convictions de gauche sont inébranlables.

Elle a une haute conception de la politique, loin du spectacle et de l’obsession de son image.

Son action dans le gouvernement Jospin a abouti à de nouvelles conquêtes sociales : réduction du temps de travail, emplois jeunes, CMU.

Comme son engagement local à Lille l’a montré, son énergie va de pair avec son attachement au travail collectif et à la pratique de la démocratie au quotidien.

Elle a enfin l’autorité nécessaire.

 

Pour toutes ces raisons, nous appelons à choisir la motion D pour redonner du souffle à notre parti et de l’espoir à la France, pour « changer à gauche pour changer la France »

 

Richard Yung et François Besançon

Mandataires de la motion D
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« Martine Aubry incarne la capacité à proposer un projet de gauche, à travailler avec les différentes sensibilités socialistes qui la soutiennent, étant en même temps une personnalité de premier plan sur la scène nationale et respectée bien au-delà du PS. »

Catherine Dib, secrétaire de la section de Bruxelles

« Nous voulons travailler ensemble, et que ce congrès ait de la tenue, que les Français entendent des propositions, comprennent notre souci du débat politique et nous rejoignent ensuite. Ce que nous voulons, c’est que chaque militant soit fier d’appartenir à un grand parti démocratique qui sait confronter ses divergences pour enrichir sa vision du monde. Ce que nous voulons, comme des milliers de militants de toute la gauche, c’est gagner en 2012 ! »

Marylise Lebranchu, députée du Finistère, ancienne ministre ; Didier Migaud, député de l’Isère, président de la commission des finances de l’Assemblée nationale

« Privilégier l’action collective me paraît essentiel aujourd’hui pour que le parti socialiste puisse se reconstruire et être en mesure de reconquérir la place qui lui revient. J’ai trouvé dans la contribution de Martine Aubry le désir d’agir dans ce sens et la confirmation de cette volonté dans la motion D »

Claudine Lepage, sénatrice des Français établis hors de France

« Le discours de Martine Aubry me prouve qu’il y a encore quelques socialistes au Parti qui portent l’Espoir d’une société plus fraternelle, plus équitable où chacun peut s’émanciper et le porter au plus haut de lui-même, où l’école donne réellement sa chance à chacun, où chacun peut prétendre à l’égal accès aux droits. »

Olivier Smadja, secrétaire de la section Yitzhak Rabin (Israël)

 

Par Changer le Monde
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 09 2008 14:34

Fédération des Français à l'étranger
Motion « changer à gauche pour changer la France » présentée par Martine Aubry

 

Nous aurons donc 6 motions pour notre Congrès de Reims. Chacune est respectable sur le fond et les signataires respectifs sont dignes de notre amitié et de notre camaraderie, avant, pendant et après le Congrès.

 

Nous avons choisi pour notre part de soutenir la motion dont Martine Aubry est la première signataire et qui rassemble des camarades venus d'histoires politiques différentes dans le parti. C'est un de ses objectifs : dépasser les anciens courants, rebattre les cartes et porter l'espoir que l'unité avec d'autres pourra se faire au Congrès. La motion D est innovante parce qu'elle marque la rupture avec le passé, et construit ainsi l'avenir. Elle ose le rassemblement. Elle rassemble les anciennes positions (les partisans du oui et non au referendum sur le traité constitutionnel, la première et la deuxième gauche…) sur des positions communes : les mêmes valeurs notamment sur le social, l'Europe…

Nous pensons également que la personnalité forte de Martine, son expérience à des postes ministériels difficiles, son engagement dans la politique sociale du gouvernement Jospin, et le fait qu'elle ose le revendiquer, la qualifient pour être le premier secrétaire dont nous avons besoin pour relancer le travail et la réflexion du PS, pour y assurer le respect des règles internes.

Elle est aussi garante, par son enracinement à Lille et dans le Nord, de la tradition centenaire du mouvement socialiste.  

Nous avons ouvert une liste de discussion fédérale (http://fr.groups.yahoo.com/group/changeragauchepourchangerlemonde/) pour celles et ceux qui se sentent intéressés par notre motion : nous vous invitons à vous faire connaître le plus rapidement possible. Le calendrier du Congrès est extrêmement serré et les candidatures aux différents organes fédéraux devront être déposées pour le 12 octobre.

C'est à travailler en ce sens que nous vous invitons et à dire avec Martine Aubry
« Rennes, c'est fini, le traité constitutionnel c'est terminé, en revanche battre Sarkozy, c'est devant nous » 

Richard YUNG et François BESANÇON
Mandataires fédéraux de la motion D - Changer à gauche pour changer la France

Par Changer le Monde
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Vendredi 26 septembre 2008 5 26 09 2008 14:19
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 09 2008 14:23
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Mardi 23 septembre 2008 2 23 09 2008 14:21

Chers camarades,

Nous voulons « changer la gauche pour changer la France ».
Le titre de notre motion, ce sont les militants qui l’ont trouvé.
Dans les sections et les fédérations, ces dernières semaines, que nous ont-ils dit, j’allais dire que nous ont-ils crié : « de changer le parti socialiste », « de le changer en étant fiers de nos valeurs », « pour demain changer la France ».
Oui, nous devons changer.
Car nous vivons, -personne n’en doute plus- la fin d’une époque, la fin d’un système.
Ouvrons grands nos yeux et nos oreilles.

Il s’en est passé des choses depuis notre dernier congrès il y a trois ans.
Il s’en est passé des choses depuis l’élection présidentielle il y a un an et demi.
- Nous dénoncions depuis longtemps l’incapacité du système libéral à distribuer de manière juste les richesses. Nous vivons la crise du pouvoir d’achat en France et les émeutes de la faim dans le monde.
- Nous connaissions son incapacité à préparer l’avenir. Nous vivons aujourd’hui l’urgence écologique.
- Mais le libéralisme est train d’échouer aujourd’hui sur le terrain même de l’efficacité.
Cette crise financière sans précédent, remet en cause cette fois-ci le système dans son cœur même.
Les Etats-Unis en arrivent à nationaliser les banques et à injecter 700 milliards de dollars dans l’économie.
- Dans notre pays, Nicolas SARKOZY continue avec une détermination aveugle à pratiquer les recettes du libéralisme.
Baisse des impôts des plus riches pour soi disant libérer l’initiative
Recul de l’Etat et des services publics –l’école, les hôpitaux et aujourd’hui même encore La Poste- au motif qu’il n’y aurait plus d’argent.
Mise à bas des protections collectives qui porteraient atteinte aux libertés individuelles.
Les résultats sont là : une quasi-récession, un pouvoir d’achat en baisse, une casse sans précédent de l’école de la République, un pays qui n’a plus confiance en lui-même et qui souffre.
Ne nous y trompons pas, la France va subir, plus fort que les autres, cette crise financière, car, contrairement à l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne, Nicolas Sarkozy a déjà grillé ses cartouches budgétaires.
Libéral sur le plan économique et social, Nicolas SARKOZY est par ailleurs autoritaire dans le fonctionnement du pouvoir.
Nomination les dirigeants des chaînes TV.
Ordres donnés aux juges.
Français mis en fiches.
Tests ADN pour les étrangers.
Face à son échec, et comme la société n’a plus de sens, il fait appel à l’identité nationale qu’il oppose à l’immigration ou il fait appel à la religion.
On ne peut accepter qu’un Président de la République considère qu’un prêtre est plus utile qu’un instituteur pour éduquer les enfants.
C’est la laïcité qui est en cause, qu’après Ryad et Latran, il veut qualifier de positive pour mieux la disqualifier.
Dans ce contexte de crise, il serait dramatique que les socialistes ne soient pas capables de proposer une nouvelle alternative.
Si je devais retenir un seul enjeu du congrès de Reims, c’est celui-là. Et pour cela, il faut changer.

Changer, c’est retrouver nos valeurs que l’on a parfois laissées de côté, et inventer les réponses d’aujourd’hui.
Etre socialiste, c’est émanciper chacun et le porter au plus haut de lui-même.
Les réponses d’aujourd’hui c’est :
* récréer une école qui donne réellement sa chance à chacun par des moyens et des pédagogies adaptés
* créer une sécurité sociale professionnelle qui permet aux salariés de progresser et d’être protégés.
* assurer l’égal accès aux droits de chacun mais aussi l’égal accès aux droits dans les territoires par les services publics et des financements pour les collectivités locales.
* bloquer les loyers là où la construction de logements est insuffisante.
- Etre socialiste, c’est aussi préparer l’avenir.
Les réponses d’aujourd’hui doivent être concrètes sur les changements de nos modes de déplacement, de consommation et de production pour que l’écologie sorte de nos discours pour passer dans les faits.
Il nous faut préparer Kyoto II en 2009.
Les réponses d’aujourd’hui, c’est réarmer l’Etat pour agir dans l’économie : un impôt sur les sociétés qui favorise l’investissement, des cotisations patronales qui encouragent les embauches, une réforme fiscale redistributive du local ou national, la création de fonds souverains pour accompagner une nouvelle politique industrielle, l’euro mis au service de la croissance et l’emploi, une politique commerciale extérieure réactivée pour permettre un juste échange.
- Etre socialiste, c’est faire civilisation.
Comment ne pas parler de l’Europe ! Il faut faire se lever une nouvelle génération pour retrouver l’enthousiasme des pères fondateurs de l’Europe pour une Europe politique, sociale et humaniste, en son sein et au-delà des frontières.
La conjoncture nous imposerait deux réponses immédiates, une Europe de l’Energie et une Europe de la Défense.

Nous voyons bien que nous avons besoin d’une Europe qui défende des règles à l’ONU et au FMI, mais aussi qui défende la paix alors que les deux blocs s’affrontent à nouveau y compris à nos portes et que le choc des civilisations défendu par Georges BUSH fait des dégâts considérables.
Nous sommes confrontés à ce double changement, l’échec patent du libéralisme et la nouvelle donne mondiale.
Nous n’avons pas le droit de ne pas être à la hauteur.

Ceux qui se réunissent dans cette motion aujourd’hui ont deux souhaits :
* réaffirmer plus que jamais la nécessité du retour de la politique, c'est-à-dire une vision forte à proposer aux français, une nouvelle donne économique et sociale
* retrouver nos valeurs que nous avons parfois laissées s’émousser.
C’est une véritable reconquête idéologique qui est devant nous.
Les français ne veulent pas une gauche étroite, économe de ses combats, épiant la réaction de l’opinion pour mieux la chevaucher.
Ils nous veulent rassemblés, clairs et innovants. Voilà ce que nous devons être.

Voila pourquoi, nous vous appelons à reconstruire, rassembler, reconquérir, en un mot, changer le parti.
- Le premier acte de ce contrat collectif, c’est retrouver le chemin de la fraternité.
Nous ne voulons pas refaire le passé.
Par trop de compétitions humaines, on détruit un lien essentiel entre nous, et on oublie l’essentiel, la confrontation des idées.
Si nous voulons sauver le Parti d’Epinay, il faut un nouvel Epinay.
C’est d’abord un état d’esprit nouveau. Mes amis, si nous ne dépassons pas les querelles d’hier, il n’y aura pas de Parti Socialiste demain.
Nous devons dépasser les courants pour conjuguer les engagements.
Il ne s’agit pas d’être dans la continuité de ce que nous avons fait depuis de nombreuses années au PS.
Il faut faire autre chose autrement, avec fidélité pour notre passé mais sans y rester.
- Nous avons du pain sur la planche : le PS est électoralement fort – je salue les sénateurs nouvellement élus- mais socialement anémié. Il nous faut faire revenir les créatifs, les intellectuels, les syndicalistes.
- Il faut que l’image de notre parti change. Elle doit être aux couleurs de la France et de ces banlieues qui sont le quotidien de la France populaire.
- Bref, nous devons créer un nouveau choc culturel comme il en a existé un en 1936 ou en 1981.

Pour cela le PS doit se déterminer par rapport aux problèmes des français.
- Et puis, soyons en sûrs ; le PS n’est pas la résultante de la pression de forces contradictoires à l’extrême gauche ou au centre. C’est la force centrale de la gauche… Aux autres de se déterminer par rapport à nous.
- Nous voulons un parti qui renoue avec une haute conception de l’engagement politique.
- Nous voulons une équipe large, soudée, qui parle d’une même voix, qui entraine le débat, prend une position et ainsi peut la faire respecter.
C’est l’enjeu central, le reste viendra après. La présidentielle ce n’est ni aujourd’hui, ni demain, mais après demain et nous aurons des primaires aussi ouvertes que le permettra le dialogue avec nos partenaires.
Pour conclure mes camarades.
Il nous faut être fidèles à nos valeurs.
Mais être fidèles à notre passé ce n’est pas refaire le passé.
Rennes, c’est fini !
Le traité constitutionnel, c’est terminé !
La primaire, c’est derrière nous !
En revanche, battre Sarkozy, c’est devant nous !
Refonder la gauche, européenne, c’est devant nous !
Maîtriser et humaniser la mondialisation, c’est devant nous.
Alors rassemblons nous autour d’une idée simple : l’avenir, c’est la gauche !

Par Changer le Monde
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