Actualité

Lundi 10 novembre 2008
Les résultats du congrès de Reims pour la FFE sont maintenant connus : la motion E (Gérard Colomb) arrive en tête avec 33% des suffrages exprimés (272 votes), suivie par la motion D (Martine Aubry) avec 27% (220) puis par les motions A (Delanoe) à 20%, C (Hamon) à 11%  F (Utopia) à 4% et B (Pôle écologique) à 2%.

Nous voudrions d’abord remercier toutes celles et tous ceux qui voté pour la motion D et qui lui ont ainsi donné les moyens de défendre ses idées au Conseil et au Bureau de la FFE. C’est dans cet esprit que nous sommes près à nous associer à une majorité politique, utile et constructive pour les Français à l’étranger et pour les idées que nous représentons, selon ce que sera la motion finale du Congrès de Reims.

La campagne du Congrès dans notre FFE s’est déroulée avec beaucoup de sérieux et de respect des positions des différentes motions : c’est la preuve que l’amitié et la fraternité sont encore de nos valeurs fortes. Nous devons le faire savoir et faire en sorte que cela reste vrai ces prochaines années.

Nous saluons la motion arrivée en tête au niveau national : c'est d'elle que doivent venir les propositions pour la constitution d'une majorité à Reims et pour le choix d'un Premier secretaire. Ce sera la responsabilité des délégués au Congrès de trancher sur ces choix.


Richard YUNG                                            François BESANCON
Mandataire fédéral motion D                    mandataire suppléant
Par Changer le Monde
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Dimanche 19 octobre 2008
Pas évident d'organiser le débat sur internet, avec toutes les interprétations que l'on peut faire des textes de chacun. J'essai pourtant sur un thème revendiqué par la motion E : la démocratie participative

Pierre-Yves d'ailleurs le soulignait dans son propos concernant le Congrès de Reims "Cette motion est le fruit d’un travail participatif, assis sur plus de 2000 contributions militantes préparées depuis le mois de mai. Signataires, nous n’en sommes pas les zélateurs passifs, mais les co-auteurs."

Pour bien comprendre ce dont on parle, je citerai plusieurs fois wikipédia, en commençant par la définition : la démocratie participative s'inspire des concepts mis en place dès 1960 dans de nombreuses entreprises sur l'organisation et l'amélioration des postes de travail. Elle vise à faire participer les citoyens à la prise de décisions.  

Ce concept a été porté par le PS depuis longtemps et notamment dans un Congrès du début des années 90. Dans notre campagne pour la dernière élection présidentielle, cette pratique a été mise en avant et a réussi à attirer de nombreux citoyens dans nos réunions. Toutefois, si elle n'est qu'un instant de partage (convivial), si elle n'est qu'une consultation d'un moment, elle n'est rien en soi. Elle ne peut exister que si des organes existent de manière permanente et légitime (Conseils, représentants élus, etc) pour que les propositions recueillies dans la phase de consultation puissent être valablement relayées auprès du pouvoir politique, qui prend les décisions. Le meilleur exemple est la Suisse.

En effet, en l'absence de structuration du débat, l'élaboration d'une procédure participative, en associant le plus de citoyens possible à la prise de décision, atomise celle-ci. Cela, à un certain degré, crée une infinité de pôles de décision et peut annuler la possibilité même d'une prise de décision effective. In fine, le pouvoir risque de revenir à l'instance qui a initié la procédure à savoir, le plus souvent, le pouvoir politique traditionnel.

Je trouve cette démarche démocratique tout à fait pertinente au niveau local pour gérer des quartiers ou des petites communes. L'appliquer tel quel au niveau national est nettement plus problématique. Je me limiterais à 3 exemples.

Le premier, dans la motion E, on peut s'étonner de l'absence de prise de position sur le non cumul des mandats. Je n'imagine pas que cela n'ait pas été demandé, mais cela n'a, sans doute, pas plu au pouvoir en place…

Toujours dans la motion E, la proposition d’ « une taxe sur les profits de Total » est sans doute issue d'un tel débat. Toutefois, imaginons la loi national qui plomberait le seul pétrolier français à la plus grande joie des autres compagnies anglaises, américaines, qui non seulement profiteraient directement de la mise en difficulté de Total, mais encore pourraient démontrer à tous les autres gouvernements la contre productivité d’une telle mesure ! (Si vous appliquez comme en France, nous quittons votre territoire…) Je suis en faveur d'une telle mesure, mais pour toutes les entreprises pétrolières et harmonisée au niveau européen au minimum (comme le dit la motion D ) ! La démocratie participative ne peut pas remplacer le travail d’analyse et d’expertise, qui est nécessaire sur les sujets complexes dont un gouvernement doit s’occuper !

Enfin, dans un moment de tension évident (la rencontre télévisée avec Sarkozy), Ségolène Royal sort une « pépite » comme on appelait à l’époque les résultats des débats participatifs : raccompagner toutes les femmes policières le soir par des policiers… Cette proposition est plausible dans le cadre d'un débat participatif concernant un quartier spécifique en grande difficulté, mais pas comme une généralité devant les 20 ou 30 millions de Français… Il y a malheureusement  trop d'acte de violence sexuelle en France pour vouloir mettre un policier derrière chaque victime potentielle, celà a fait plutôt surenchère sur une DROITE repressive. ..

Pour moi, la démocratie participative appliquée au niveau national doit s'appuyer sur la société civile organisée, le Comité Economique et Social, les syndicats et bien sur des institutions d'analyse, comme le feu Commissariat au Plan (qui a disparu d'avoir osé dire que les 35h avaient été bénéfiques)

C'est le sens du chapitre  "Donner la priorité à la réflexion collective et au débat militant" de la motion D.

Les élus doivent bénéficier d'un vrai statut pour permettre une meilleure représentation de la société, et bien sur le régime parlementaire doit être renforcé, puisque normalement, tous les socialistes sont opposés à l'hyperPrésidentialisation... Mais là je m'avance un peu sans doute...

Sylvain Lhermitte
Section de Bruxelles

Par Changer le Monde
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Vendredi 17 octobre 2008

Jeune adhérent (et oui, même si j'ai activement participé à la campagne de François Mitterrand en 1981 et à celle de Charles Hernu aux municipales de Villeurbanne en 1984, je me suis réinscrit depuis seulement deux ans), j'ai attentivement lu et relu les statuts de notre parti.
Les anciens connaissent cela par cœur (merci René de nous en rappeler quelques points importants) et à la lecture des statuts et du règlement intérieur, je trouve réponse à - presque - toutes les questions que les militants se posent.

A la veille d'un Congrès, quelles sont ces fameuses questions ?
« Quand » aura lieu le Congrès ? D'une manière générale, tous les 3 ans et cette année 2008, du 14 au 13 novembre.
«  » ? A Reims pour ce qui est du Congrès et Rue de Solferino en ce qui concerne le Parti Socialiste, sauf si la proposition de notre camarade maire d'Évry est retenue par la motion E («[…}je change le siège. On part de la rue de Solferino, ça ne marche plus, les couloirs sombres, les murs partout…»)
Je passe sur les « Comment ? » et « Pourquoi ? », que nous trouvons dans toutes les bonnes synthèses, et qui sont corrélatives à celle que je pensais être la bonne question.
Je croyais, militant ingénu que je suis, que ce qui nous mobilisait à la veille d'un Congrès était le « Que / Quoi ? »  Que voulons-nous changer ? Quels sont les grands axes de notre politique pour les années à venir, pour le parti, pour les français, pour l'Europe. Que proposons-nous en matière de lutte contre le chômage ? Que proposons-nous concrètement pour augmenter le pouvoir d'achat ? Quels sont les modèles de développement au niveau local ? Quelles sont nos avancées concernant l'Europe ?...
Je croyais que le « Que / Quoi » était la vraie question.

Mais, naïf que je suis, là ne doit pas être la question ou plutôt, devrais-je écrire, la n'est plus la question. Au commencement était le Parti socialiste, ensemble de militants ayant des valeurs communes. Et à la question du « Qui », la réponse venait d'elle-même.
Alors qu'aujourd'hui, la vraie nouvelle question est le « Qui » non plus sous sa forme collective, mais sous sa forme individuelle : « Qui » va diriger le Parti Socialiste ? « Qui » sera le prochain présidentiable ? « Qui » est le premier de liste ? « Qui » va de sa main de fer, en espérant un petit gant de velours, nous amener vers la victoire.
Le chef de file de la motion A et ses partisans sont formels et impératifs : « Au nom de l'ordre, trancher sans attendre la question du leadership » ou bien « Il en va d'un minimum de respect vis-à-vis des militants ».
L'ex candidate aux élections présidentielles joue les mijaurées, place ses barons (que je hais ce terme) en première ligne et « ne fait plus un préalable de sa candidature au poste de Premier secrétaire », même si il semble évident que ce ne sera pas le premier signataire de la motion E qui postulera au titre de Premier Secrétaire.
Même le principal dirigeant de la motion C s'en mêle… Seul compte le « Qui ».

Innocent jusqu'au bout, il me semblait avoir lu quelque part :

  • Election des instances dirigeantes - Les adhérents auront à se prononcer directement :
  • Le 6 novembre, sur le choix d'une motion nationale parmi les six motions enregistrées,
  • Le 20 novembre, sur l'élection du Premier Secrétaire.

Par conséquent, si le question du « Qui » est la plus importante, il faut d'urgence changer les statuts, annuler le Congrès (qui ne sert plus à rien et coûte cher) et ne faire voter les militants qu'une seule fois.

Voyez-vous, ce n'est pas si compliqué de  parler des motions sans parler des individus. En tout cas, le 6 novembre, c'est bien pour une motion que je voterai et seule la motion D nous permettra, comme le disait un autre Candide, de « cultiver notre jardin ».

Olivier Smadja - Section Yitzhak Rabin

Par Changer le Monde
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Mercredi 15 octobre 2008
Ainsi, l'histoire semble connaitre une brûtale accélération...

Les évènements économiques que nous vivons depuis plusieurs semaines constituent une étape de l'histoire de notre pays, de notre continent, de notre planète...Et le hasard aura voulu que les socialistes engagent leur congrès dans un contexte qui dépasse les femmes et les hommes engagés en politique.
La crise que nous connaissons est une crise systémique, même si beaucoup hésitent à employer ce terme. Sa précédente immédiate est celle de 1929, il y a à peine 80 ans...mais une éternité au regard de l'évolution historique que nous avons connue depuis. Car, en fait, l'enjeu setrouve là. Ce type de crise a des effets à court et moyen terme. Et toutes la difficulté politique consiste à en saisir les opportunités, les possibilités qu'elle offre. En un mot, faire preuve d'immagination et envisager l'avenir. Quel est celui que nous voulons? Que voulons nous faire?

Une mise en perspective est nécessaire pour aboutir à un raisonnement qui se tienne. Cette crise économique et financière qui ébranle le monde doit être comprise dans une perspective plus longue. C'est à dire que d'autres évènements doivent être évoqués et mis en rapport. Ensemble, ils forment un corps, une structure d'où il émane un sens.

Le premier est celui du débat sur la constitution européenne que nous avons vécu en 2004-2005. Tant sur le plan interne au PS que sur le plan externe,  il fut une secousse. Le rejet, par les électeurs de France, alors que le parti l'avait approuvé a exprimé un décallage, une incompréhension, un malaise... Les expressions ont été nombreuses et déstabilisatrice pour notre parti et le pays pour tenter d'expliquer et de comprendre ce qui se passait. Il est inutile d'y revenir car beaucoup a été écrit.

Le deuxième évènement est celui des émeutes urbaines de novembre 2005, une autre période de congrès pour le PS... Surprenante, inattendue, elles nous ont tous interpellé dans leur spontanéité et leur étendue sur tout le territoire national. Il a été souligné avec raison l'absence de structure politique chez celles et ceux qui se révoltaient. C'est ce qui fait que ces émeutes ont cessé aussi spontanément qu'elles avaient éclaté. Mais elles traduisaient misère et désespoir social.

Enfin, il y a la crise actuelle. Elle atteint ceux qui commandent l'économie en mettant à mal leur cohésion et leur cohérence. Mais ce désordre au sommet se répercutera aux niveaux inférieurs. Et c'est le peuple, les citoyens qui paieront le prix fort. Et pour le coup, c'est à un dérapage politique incontrolé, susceptible de renverser tout ce en quoi l'on croit que l'on risque d'assister.  C'est ce qui s'est passé dans les années 1930...

C'est la raison pour laquelle la motion D constitue la proposition politique la mieux à même de répondre aux défis du moment. Son contenu correspond à ce qui est urgent pour le présent et nécessaire pour notre avenir. Il associe des personnalités différentes mais complémentaires. Dans le passé, elles ont conduites des analyses différentes. Mais leur démarche est celle de la projection vers l'avenir. C'est pour cela qu'elles ont décidé de travailler ensemble. Enfin, s'y trouve intégrée une génération montante de cadres et dirigeants.

La motion D refuse également la démarche qui consiste à s'autoflageller. Que n'a t'on entendu sur le parti qui n'aurait pas travaillé, qui n'aurait rien fait... Celles et ceux qui ont été aux responsabilités dans le parti, du militant en section au Premier Secrétaire National, en passant par les  secrétaires de section, les Fédéraux, les élus...ont fait, en leur âme et conscience, ce qu'ils jugeaient bon et nécessaire. ce n'est donc pas d'un procès dont nous avons besoin. Et un congrès ne sert pas à se frapper la poitrine pour  reconnaitre des torts, comme si une absolution était nécessaire.

Enfin, la motion D s'inscrit dans une démarche résolument volontariste qui dépasse le simple cadre national. C'est ce qu'elle explique par la volonté que les  socialistes soient "les architectes d'une société de solidarité, de responsabilités et de libertés".

Augustin BALLOT
Section de Casablanca
Par Changer le Monde
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